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Une douce brise soufflait sur les travées illuminées du Palais des Sports de Treichville à Abidjan. Une communauté passionnée de basketball se préparait à une soirée de fête de Noël des plus spéciales.
Le Palais, généralement le théâtre de compétitions acharnées, avait été transformé en un véritable pays des merveilles. Les décorations scintillantes et les guirlandes lumineuses enveloppaient l’aire de jeu, tandis qu’un majestueux sapin trônait au centre. Les projecteurs balayent le public en délire, un océan de visages émus et exaltés. Le parquet vibre sous les pas des joueurs. Le ballon vole, embrasse les paniers, déclenchant des ovations tonitruantes. Mais ce n’est pas qu’un simple match de basket. Non, ce soir, le sport se mêle à la magie de Noël.
Une nuit de féérie
Les matchs d’exhibition sont entrecoupés de moments de partages d’histoires touchantes sur ceux qui ont marqué le basketball ivoirien. L’esprit de Noël plane dans l’air, et chaque panier marqué est célébré par des chants et des applaudissements chaleureux. Les enfants et les adultes se mêlent pour apprécier ce mélange unique de sport et de festivités.
Les enfants, les yeux grands ouverts, guettent l’apparition du Père Noël, tandis que les adultes savourent chaque instant de cette soirée exceptionnelle. L’air est empli de parfums enivrants : choukouya, attiéké, grillades et délices sucrés, sans oublier les boissons pour les grands. Les couleurs sont saturées, les sons amplifiés, les effluves démultipliées. Ce soir, la Côte d’Ivoire s’est rassemblée pour célébrer la joie de vivre le basketball de Noël.
Le Père Noël basketteur
Le Père Noël est là qui arbore fièrement un maillot de basketball. Les enfants, émerveillés, reçoivent des ballons de basket et des maillots, symboles de l’avenir prometteur qui les attend. La fête de Noël et du basketball réunis est définitivement une célébration de la communauté, de l’héritage et des rêves.
Et tout devient possible
Et puis, un moment suspendu. Le temps s’arrête. Le ballon flotte, immobile dans l’air. Les joueurs, figés, semblent attendre un signe. Soudain, une étoile filante traverse le ciel au dessus du Palais, laissant derrière elle une traînée lumineuse. Un frisson parcourt la foule captivée. Est-ce un présage ? Un miracle ? Le temps s’est arrêté. Ou plutôt, il a rembobiné.
Car les voilà qui envahissent le parquet, nos anciennes gloires du basketball ! Leurs mouvements sont limpides, la technique est impeccable, le jeu est fluide, les rebonds sont virils. Puis les transitions sont magiques et les contre-attaques s’achèvent par, ici un dunk rageur, là un tir à trois point dévastateur. Contre qui ? Pour qui ? Peu importe. Car maintenant, tout est possible.
Et venu de nul part, un coup de sifflet stridant ! J’ai rêvé. Il est peut-être temps de changer la mélodie de mon alarme matinale en quelque chose de moins « basket ». Ce rêve est de ceux qui ne vous lâchent pas de la journée et même bien longtemps après. Car il est partagé.
Image d’illustration générée par IA